Le système de santé aux Comores est fondé sur la décentralisation des services, sur l’autonomie de la gestion et sur la participation des communautés locales.
Les services centraux du ministère se composent de :
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Les services régionaux comprennent :
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Les services périphériques :
Ils sont structurés en districts sanitaires qui se subdivisent en secteurs sanitaires. Chaque secteur est doté d’un dispensaire qui assume les soins de santé primaires. La gestion et le fonctionnement sont réalisés par un comité de développement villageois sous le contrôle du Ministère de la Santé. Un projet santé guide les actions à entreprendre avec les priorités de mise en place.
Les pathologies dominantes :
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Egalement, on rencontre la filariose, le SIDA, le diabète et l’hypertension qui vont en augmentant.
En mai
2005, l’OMS et l’UNICEF ont rendu public le premier « Rapport mondial sur le
paludisme ».
Aux Comores, il n’existe pas vraiment de données précises sur la morbidité et la mortalité. Toutefois, on peut dire selon des statistiques hospitalières que le paludisme pourrait être responsable de 20 à 25 % des admissions. Des enquêtes menées entre 1950 et 1989 montrent que « l’indice parasitaire chez les enfants de moins de 5 ans varie entre 30 et 80 % ». Mais il faut savoir aussi qu’une grande partie de la population ne va pas en milieu hospitalier faute de moyens financiers.
Déjà en 1998, les Comores en partenariat avec l’OMS et l’UNICEF puis avec le PNUD ont mis en place un « Programme National de Lutte contre le Paludisme et la Filariose ». Malheureusement, les moyens limités n’ont pas permis d’avoir un impact significatif pour réduire le fléau.
Les Comores sont des îles propices au développement de cette pathologie. Le micro climat, les citernes d’eau très souvent découvertes, les déchets stagnants avec des contenants remplis d’eau sont des lieux qui attirent les moustiques. De plus, la population n’est pas vraiment sensibilisée à la nécessité d’avoir des moustiquaires, le peu d’argent des foyers est utilisé pour les besoins alimentaires.
Pourtant la lutte contre le paludisme est une préoccupation gouvernementale. Plusieurs mesures sont mises en place : prise en charge des malades, lutte antivectorielle, utilisation des moustiquaires imprégnées, développement des poissons larvivores, aspersions d’insecticide. Mais ces opérations sont difficiles à appliquer par manque d’implication des organisations communautaires et des populations. De plus, aucun chiffre ne peut préciser exactement l’ampleur de cette maladie, et beaucoup de personnes atteintes du paludisme dans les villages ne sont pas recensées.
Le chikungunya est une épidémie qui sévit à La Grande Comore de façon importante depuis mars 2005. Les signes sont la fièvre, les frissons, les maux de tête, les douleurs articulaires et même parfois un syndrome pseudo paralytique des membres. Cette pathologie proche de la dengue ne réagit qu’aux anti-inflammatoires et aux anti-pyrétiques dans sa phase aigue. Il faut boire beaucoup, prendre des vitamines et se reposer. La transmission est faite par des moustiques infectieux.
La filariose lymphatique est aussi très présente dans l’île, la cause principale est la constitution de gîtes larvaires propices aux moustiques vecteurs de la maladie. Les signes sont une hypertrophie de la jambe ou du bras, des organes génitaux, de la vulve et des seins, mais aussi des altérations au niveau rénal et lymphatique. Les larves des parasites sont installées dans le sang et les vers adultes dans le système lymphatique. Psychologiquement et physiquement cette maladie est un véritable handicap. Un traitement antiparasitaire et une hygiène très rigoureuse des membres affectés améliorent un peu les symptômes.
A Ifoundihé
Aucun recensement concernant le paludisme n’a été fait dans le village. Certains enfants de moins de 5 ans avec un fort état fébrile meurent, mais la cause n’est pas déterminée.
Tous les foyers ont une réserve d’eau de pluies,
pas toujours couverte de tôles. A la saison des pluies, les villageois mettent
souvent de grandes bassines dehors pour recueillir l’eau. Il n’y a aucune
gestion de déchets, des contenants sont ça et là dans le village. Les boîtes de
conserve, les reliquats de pneus, les sachets plastiques… favorisent l’eau
stagnante et attire les parasites.
Lors de l’enquête faite par Comores Horizon en mai 2005, seulement 3 foyers avaient une moustiquaire, et en très mauvais état. Prévenir la maladie en achetant une moustiquaire n’est pas une priorité dans l’esprit des villageois.
L’objectif de l’association Comores Horizon : LIMITER LES CAS DE PALUDISME
Nos actions :
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En mai 2005, une visite de chaque famille a été réalisée pour estimer le besoin réel. Mais il est difficile de connaître exactement les moyens en couchage de chaque foyer. Souvent les lits à 2 places permettent à 4 – 5 enfants de dormir. Certaines personnes dorment sur des paillasses ou feuilles de cocotiers juste posées au sol. Pour cette première distribution, 120 moustiquaires ont été ventilées. L’opération s’est renouvelée en novembre 2005 avec un achat complémentaire de 102 moustiquaires.
Les villageois ont posé leurs moustiquaires
rapidement, mais une sensibilisation à la population est nécessaire pour la
bonne utilisation de ce matériel (la pose, l’entretien, la ré imprégnation…)
Selon l’OMS :
« Les moustiquaires imprégnées d’insecticide protègent les dormeurs en tuant les moustiques ou en les empêchant de piquer. Correctement utilisées, elles peuvent réduire de 90% la transmission du paludisme et d’1/5ème le nombre des décès infantiles, toutes causes confondues. »
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Dans le cadre de la gestion des déchets, un plan d'éducation sera mis en place à priori en fin 2006 au niveau scolaire et au niveau des villageois.
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Nous pourrions envisager des partenariats d’actions en collaboration avec des projets au niveau du pays surtout en matière de prise en charge de la maladie à domicile avec des traitements préventifs et curatifs appropriés.
Les infections respiratoires aigues (IRA) et surtout la pneumonie sont les principales causes de mortalité des enfants juste après le paludisme. Un programme a été mis en place en 1994 mais les résultats escomptés ne sont pas satisfaisants. Les signes sont la toux, une respiration rapide et beaucoup de fièvre.
Aux
Comores ce sont les femmes et les enfants qui souffrent de malnutrition. La
ration calorique hebdomadaire est aux environs de 1950 calories, alors que l’OMS
préconise 2400 calories par jour.
L’état nutritionnel de la femme enceinte est un facteur déterminant de la mortalité infantile ainsi que le bon déroulement de la grossesse.

Beaucoup d’enfants malnutris ont des retards de croissance et des carences en vitamines A, en iode et en fer. Dans les foyers, le problème réside au niveau de l’insécurité et l’irrégularité alimentaire. Les pratiques non adaptées pour nourrir les jeunes enfants, le manque d'hygiène des aliments et une alimentation pauvre en vitamines contribuent à ce problème de malnutrition.
A Ifoundihé
Beaucoup d’enfants ont une insuffisance pondérale. On ne peut pas dire qu’un enfant va mourir de faim car la structure familiale et villageoise va pallier au manque. Néanmoins, l’alimentation est basée sur la consommation de riz et de légumes produits par la famille. En raison du terrain volcanique, les tubercules sont dépourvus de vitamines. Les apports en lait ne sont que très rares et les protéines sous forme de viande sont consommées en trop petites quantités.
Les conséquences :
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Un gros travail de connaissances, d’éducation et de prévention serait à faire.
Parallèlement, un encouragement à l’allaitement maternel complet serait à prodiguer. Instinctivement, la maman allaite son bébé mais d’autres liquides ou aliments lui sont donnés. De plus, parfois la mère a des problèmes aux seins ce qui empêche l’allaitement (abcès, gerçures, douleurs). Il serait souhaitable que le bébé dès les premières 24h absorbe le lait de sa mère et exclusivement celui-ci jusqu’à 6 mois. Puis cet allaitement devrait être en alternance avec d’autres aliments nutritifs.
La cause essentielle est l’eau absorbée qui n’est pas potable comme on l’entend en métropole. En effet pour la plupart de la population, l’eau des citernes non couvertes fabriquées en pierres de pays est utilisée en consommation pour les boisson et pour la cuisson des aliments. Cette île dépourvue de cours d’eau souffre de cette difficulté.
Les parasitoses intestinales et les diarrhées sont fréquentes.
Les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et le SIDA comptent une évolution très significative aux Comores depuis ces quinze dernières années. La tranche d’âge la plus touchée est celle des 25 – 35 ans. On peut craindre une explosion de ces maladies. La faible utilisation de préservatifs, le manque d’informations et de sensibilisation à la maladie, les thérapies méconnues, les prises en charge et les surveillances trop faibles nous montrent du doigt les problèmes de fond.
Le choléra est une maladie liée aux mauvaises conditions d’hygiène à cause des évacuations des eaux usées précaires, les tas de déchets qui s’amoncellent dans le pays et l’absence d’eau potable. La nourriture peut aussi contribuer à propager rapidement cette maladie.
En effet aux Comores, il n’y a que quelques villes qui ont de l’eau potable. En général, l’eau consommée provient de la récupération des eaux de pluies. En saison sèche vers juillet – août – septembre, l’eau devient rare. De plus les période des « grands mariages » et du Ramadan favorisent la propagation de la maladie car les mesures d’hygiène sont douteuses lors des repas pris en collectif.
Les derniers cas de choléra remontent en février 2000 en Grande Comore et en mai 2001 à Anjouan.
Depuis février 2007, l’épidémie surgit à nouveau. La sensibilisation, l’éducation et les efforts de communication faits par le gouvernement, l’armée, l’UNICEF, l’OMS et certaines organisations non-gouvernementales ont semblés porter leur fruit avant juillet et la maladie avait presque été maîtrisée.
Malheureusement avec « les grands mariages » du mois d’août :
1 074 cas sont
dénombrés et 23 personnes sont décédées à La Grande Comore
10 cas sont recensés à
Mohéli
l’île d’Anjouan est
épargnée pour l’instant
Les organismes comme La Croix Rouge se mobilisent contre cette épidémie mais la propagation reste très inquiétante surtout à l’approche de Ramadan qui commencera à la mi septembre.
Les signes de cette maladie :
C’est une infection intestinale aigue qui provoque des diarrhées chroniques et des vomissements menant à la déshydratation. Elle peut être traitée aisément, en administrant une solution de sels de réhydratation au malade. Toutefois, en l'absence de traitement rapide, elle peut entraîner la mort dans les 24 heures.
Rougeole
Une épidémie de rougeole s’est déclarée en 2004 à Anjouan, île voisine. Ensuite la maladie a envahi les autres îles des Comores. En juin 2005, c’est La Grande Comore qui est durement touchée. Ni prévention, ni traitements ont été réellement mis en place notamment dans les villages.
Oreillons
En fin 2006, une épidémie d’oreillons « kara » en comorien, s’est propagée dans le village d’Ifoundihé – Hamahamet.
Comme l’association Comores Horizon de France se trouvait sur place avec l’infirmière DE, les enfants ont pu être facilement soignés. 92 consultations d’enfants sont recensées pour les oreillons. Des antipyrétiques et quelques anti-inflammatoires ont permis aux enfants de vivre cette maladie au mieux.