Construction d'une école et des toilettes
Construction d'une bibliothèque villageoise
Envoi de matériel scolaire, vêtements et médicaments
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Quels que soient l’âge et les occupations des personnes du village, la santé reste primordiale et il est capital de prévenir les maladies les plus répandues dans ce pays tropical par des moyens concrets. Le paludisme sévit chaque année à La Grande Comore. Malheureusement au XXIe siècle, des enfants en meurent encore. Depuis février 2005, le chickengunya, maladie également transmise par le moustique est présent sur l’île. A Ifoundihé, beaucoup de villageois sont contaminés. Heureusement la forme neurologique est peu fréquente, mais les douleurs articulaires et la fièvre occasionnent d’énormes souffrances physiques et psychologiques, immobilisant les personnes atteintes. Comores Horizon décide de faire une enquête en mai 2005, pour recenser les moustiquaires existantes et leurs états : 88 familles et 11 bangas de célibataires ont été répertoriés. Les difficultés surgissent pour évaluer les besoins réels car souvent les enfants dorment à plusieurs dans un même lit et les couchettes ne sont parfois que des tissus ou tresses simplement posés à même le sol… Seules trois familles possèdent une moustiquaire, mais elle sont trouées et en mauvais état donc inefficaces. L’urgence apparaît : allouer des moustiquaires pour limiter l’épidémie. L’achat se fait en deux temps à cause d’un problème d’approvisionnement sur l’île. Au total 320 moustiquaires ont été distribuées en novembre 2005 et janvier 2006.
Evaluation :
Malheureusement il n’y a pas de recensement réel du nombre de personnes atteintes de paludisme et du chikungunya, car beaucoup de comoriens n’ont pas accès aux soins en raison de leur pauvreté. En conséquent cette évaluation portera uniquement sur la satisfaction des villageois et le bon usage, en enquêtant sur un échantillonnage de familles, nous permettant ainsi d’estimer si de nouveaux besoins se font sentir. Résultats de l’enquête : Les 320 moustiquaires ont été distribuées à 116 foyers ou bangas. L’échantillon choisi au hasard porte sur 40 foyers soit 35%. Sur les 112 moustiquaires distribuées à ces 40 foyers, nous avons retrouvé 85 moustiquaires soit 75% de la donation. 33 moustiquaires sont en très mauvais état à moins d’un an d’existence soit 30%. La cause essentielle est due à la présence de rats. Les personnes questionnées disent laver les moustiquaires régulièrement, à savoir que sur les 3 mois de présence, nous n’avons vu aucune moustiquaire en train de sécher ! 100% des villageois disent être très contents de cette donation. Il nous est signalé trois cas de paludisme pour l’année 2006, ces personnes n’ayant pas de moustiquaires. Un décès en décembre 2006, une fillette de 4 ans, dont les parents n’ont pas signalé l'état fièvreux à l'infirmière de l'association, présente à ce moment là. L'enfant avait un couchage muni d’une moustiquaire. Sur cet échantillon, il est à noter six nouveaux foyers (personnes qui étaient à Mayotte ou à Moroni). Trois foyers conservent les moustiquaires dans les valises ! Sous le fallacieux prétexte qu’elles tiennent chaud. En résumé, grande satisfaction des villageois, qui reconnaissent l’efficacité des moustiquaires dans la lutte contre le paludisme. Par contre la durée de vie est d’une année au lieu de trois ans en moyenne à cause des rats. Il semble nécessaire de se questionner sur la gestion des déchets qui privilégie la présence de ces nuisibles.
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Le problème de la scolarité pour les enfants d’Ifoundihé émerge très vite et devient une priorité. En mai 2005, l’école ne comporte qu’une classe pour plus de 100 enfants, avec quelques tables/bancs très vétustes et un tableau noir. Sur place, faute de salles, l’enseignement ne peut être fait que pour les CP et CE. Les parents sont aussi obligés de louer une pièce sous le foyer pour améliorer les conditions d’accueil. Les enfants en classe de CM doivent se déplacer à pieds dans les villages voisins ce qui est démotivant et très fatigant dans un pays tropical.
Après étude du projet en collaboration avec les villageois, il est décidé de construire une école de deux classes, permettant l’accueil de tous les enfants scolarisés en primaires. Le programme se déroule en 3 tranches, de mai 2005 à décembre 2006. L’inauguration a lieu le 4 novembre 2006 en présence du Ministère de l’Éducation Nationale de La Grande Comore, du préfet de région, des maires. Photos 1 - Photos 2 - Photos 3 En 2006, la délégation Comores Horizon de France a émis le projet de construire des toilettes pour les écoliers mais les villageois ne retiennent pas l’idée. Hors en 2007, le gouvernement exige des toilettes pour toutes les écoles publiques et privées. Devant ce caractère d’obligation, ce projet est mis à l’ordre du jour comme une priorité. En février 2007, la réserve d’eau est faite, en avril 2009, les travaux commencent. En novembre, les toilettes ne sont pas encore fonctionnelles à cause d'erreurs de mise en place des portes. Un lavabo pour le lavage des mains est prévu.
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Dans le village comme dans tout le pays, le taux de scolarisation est d’environ 39%. Les coutumes sont encore bien présentes et rythment la vie au quotidien. L’absentéisme est lié aux activités villageoises et aux problèmes de maladies comme le paludisme, les bronchites… Notre objectif est en accord avec celui du gouvernement de l’Union des Comores, à savoir « La parité garçons/filles doit se poursuivre pour atteindre un taux de 100% en 2015 ».
La situation économique des parents est critique, la priorité au quotidien est : « comment nourrir la famille ? ». Enfants et parents ne comprennent pas forcément la nécessité de la scolarisation. Le niveau scolaire est bas et les redoublements sont fréquents. Aussi, dès la rentrée de 2005, Comores Horizon décide d’organiser le parrainage des enfants du village afin de leur permettre l’accès à l’enseignement. 20 € suffisent pour couvrir tous les frais pour une année scolaire d'un enfant en primaire.
En 2005, 38 enfants ont été parrainés.
A la rentrée de 2006, les 130 enfants du village qui vont en primaire à Ifoundihé, bénéficient de la générosité des parrains. Des membres de l’association en mission sur place et en collaboration avec les enseignants, achètent les fournitures scolaires nécessaires (achat et distribution) et une paire de tongs. Les 1ers de chaque classe se voient remettre un livre en récompense de leur travail.
En 2007, l’association a pu donner en plus un bon d’achat aux collégiens, lycéen et universitaires pour les encourager.
Puis en 2008, le champs d'action s'élargit aux enfants du village qui vont en école privée.
En 2009, avec l’excédent financier des parrainages, un repas scolaire est organisé ainsi qu'une participation à la construction des toilettes (achat de deux WC turques, d'un lavabo et des portes métalliques). Des interventions sur la gestion des déchets sont faites dans chaque classe par l'infirmière de l'association. Des prospectus avec un stylo recyclé ont été donné en avril 2009.
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Les scolaires ne bénéficient d’aucun moyen pour étudier. A l’école, ils n’ont ni livres ni documents à leur disposition. Les collégiens et lycéens disent ne pas avoir de lieu satisfaisant à Moroni pour leur permettre d’enrichir leurs connaissances. En 2006, les villageois veulent construire une bibliothèque sur des fondations existantes d'un bâtiment situé proche de l'école.
Une étude de faisabilité est faite sur le terrain en fin d'année 2006. Le lieu et les fondations étant définis, il suffit de continuer la construction sur le même principe que la construction de l’école. Par conséquence, il est convenu que l’association Comores Horizon finance essentiellement les matériaux avec les aides financières obtenues, les villageois assurent la main d’œuvre.
En avril 2009, la construction se réalise grâce à une aide financière du Conseil Général et deux donateurs.
Puis les notables se cotisent pour faire la terrasse. En novembre, la bibliothèque est terminée, aménagée et l'installation électrique est faite. Environ 3000 livres collectés en France arrivent par bateau. Malheureusement un retard ne permet pas aux personnes qui sont en mission, de "lancer" la bibliothèque. Les 4 personnes formées doivent faire le travail d'inventaire, de catalogage seuls. Puis l'inauguration pourra se faire. Reste à installer les panneaux photovoltaïques. Nous sommes à la recherche de sponsor pour cette étape.
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Les femmes du village se sont appropriées ce projet. En avril 2009, puis en novembre, une aide financière pour l'achat de sable et de ciments se fait pour continuer la route principale qui monte dans le village. Les femmes ramassent les cailloux, font le sous-bassement et les jeunes du village sont mis à contribution pour le béton.
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Peu de moyens sont alloués aux enseignants de l'école d'Ifoundihé par le gouvernement comorien. En France quelques personnes de l'enseignement primaire et des particuliers ont fait don de livres scolaires. Un envoi par avion a été réalisé en septembre 2005.
En juillet 2006, 11 m3 de vêtements, chaussures et médicaments ont été acheminés par bateau. En 2009, 9 m3 de livres, vêtements et médicaments sont envoyés de Marseille. Merci aux donateurs.
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« Mieux vaut prévenir que guérir »
HYGIENE DE BASE - PREVENTION DES MALADIES SUR LE TERRAIN
Fin 2006,
plusieurs plans de sensibilisation auprès des enfants, avec prospectus à
l’appui sont prévus ainsi que des animations ludiques dans chaque
classe, avec l’accord de Mr Gilbert Saïd, directeur de l'école. Malheureusement, la rentrée scolaire a eu lieu le 11 décembre, date de retour des membres de l’association en mission. Seuls les prospectus ont été donnés avec les fournitures scolaires, des explications en langue comorienne ont été faites aux enfants, par le directeur ou l’instituteur.
Par contre,
en octobre 2007, la personne missionnée, Mme Annick Bouchot, IDE a pu
faire des interventions dans chaque classe. L’éducation à la santé telle que les méfaits de l’excès de consommation de sucre par exemple, s’est faite « sur le tas », en donnant l'exemple (ne pas trop sucrer le café...).
Pour les caries dentaires, nous avons les coordonnées d'un dentiste, mais nous ne l'avons pas encore rencontré. Des brosses à dents ont été distribuées aux classes de CE1 et CE2, achats personnels de 3 membres de l’association en 2006.
SOINS
Lorsque la présidente de l'association Comores Horizon, Infirmière Diplomée d'Etat, se déplace à Ifoundihé, elle donne des soins de base à la population gratuitement.
SIDA
Le 2 décembre 2006, journée mondiale du Sida, à midi un membre de l’association était à la sortie de la mosquée, distribuant des prospectus, des préservatifs et donnant des réponses aux interrogations diverses. Une trentaine d’hommes de tout âge se sont arrêtés.
Comme dans toute l’île, aucune gestion des déchets n’existe. Les villageois conscient du problème sont d’accord pour mettre en place des moyens concrets afin de limiter les maladies, les accidents et atteindre l’objectif : IFOUNDIHE, VILLAGE PROPRE ! En 2005 - 2006, Une campagne de sensibilisation est faite depuis fin 2005. Des ramassages de déchets sont organisés par le maître coranique dit « M. Propre » et les enfants, fin 2006. Les membres en mission laissent des prospectus pour être distribués. L’initiative est très bonne, mais il faudrait arriver à développer l’idée de ne plus « jeter sur place ». Des paniers-poubelles avec des feuilles de cocotiers sont confectionnés en avril 2009 et pendus dans les quartiers.
En octobre 2007, Mme Annick Bouchot en mission à Ifoundihé est conviée avec deux membres du village à une réunion organisée par l'Union Européenne. Un dossier est présenté afin de bénéficier d'une formation aux Comores sur la gestion des déchets. L'action n'a pas été retenue. Le maître coranique a reçu un diplôme de reconnaissance pour son travail dans le village par Comores Horizon de France. En avril 2009, des corbeilles en feuilles de bananier sont fabriquées et accrochées dans chaque quartier. A l'école, les scolaires mettent directement les papiers dans la poubelle de classe et ne jettent pratiquement plus au sol.
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Les habitudes sont dures à changer… et il faudra du temps, mais déjà on peut voir les enfants, qui changent leur comportement. Le chef du village, élément essentiel dans la démarche, commence de se baisser pour ramasser les détritus et encourage la population. Beaucoup de fleurs ont été plantées en 2008 – 2009.
Un lieu pour faire brûler doit être aménagé pour permettre à l’équipe de responsables d’éliminer certains déchets. L’association ULANGA a été sollicitée à plusieurs reprises, pour être partenaire, mais les messages restent sans réponse. Régulièrement, lors des missions de membres de Comores Horizon France, des interventions en milieu scolaire sont programmées. En avril 2009, un stylo recyclé et un prospectus ont été donnés aux enfants.
En novembre,
un ramassage de boîtes de conserves se fait avec la brouette achetée par
l'association. Certains foyers brûlent leurs ordures. Les enfants de
l'école coranique ramassent toujours les déchets qui sont au sol...
"Monsieur Propre" s'entoure de 2 personnes pour conduire les actions de
propreté dans le village. |