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ET TRADITIONS
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Comme plusieurs sociétés d’Afrique de l’Est, la société comorienne est de caractère matrilinéaire. A l’époque pré-islamique, le village était habité par un seul clan matrilinéaire et le doyen était le chef. Puis plusieurs clans se sont regroupés au sein d’un village et le chef était choisi parmi les membres du clan fondateur. C’était le « mfaume », le roi.
Aux Comores, la matrilinéarité se trouve justifiée dans les mythes. Le comorien considère comme famille ses frères,et ses sœurs, leurs enfants, sa mère et les frères et les sœurs de sa mère et leurs enfants, ses grands parents maternels. Rien du côté du père.
Les biens sont hérités en ligne maternelle, donc de mère en fille. C’est la propriété collective de la lignée. La maison conjugale appartient à la femme et le mari n’y vit que tant qu’il est son époux. A la suite d’un divorce, le mari déménage et va soit dans la maison de sa nouvelle femme, soit retourne dans sa maison familiale. Pour les terres agricoles, l’homme jouit des terres de sa sœur et à partir de son mariage, celles de sa femme, mais n’a aucun droit dessus.
La polygynie est une particularité des Comores. Un homme peut avoir quatre femmes simultanément. Il est obligé de partager équitablement son temps entre elles selon les lois de l’islam.
Un apport de l’Afrique occidentale est le système de classes d’âge. Une classe d’âge regroupe tous les jeunes hommes du même âge dans une unité sociale. Chaque étape est franchie par tous les membres du groupe, la circoncision, les épreuves physiques et mentales ou les fêtes et les repas.
Les classes d’âge : vers 8 - 10 ans le père paie les frais d’adhésion, sous forme de repas. Pour monter dans la reconnaissance au sein du village, il y a l'accomplissement d'un certain nombre d'actes sociaux.
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Au bas de l'échelle, nous avons ceux qui envisagent faire les différentes étapes du processus.
Au niveau intermédiaire, ce sont les hommes entre 25 et 40 ans qui ont commencé le processus du grand mariage.
Au sommet de l'échelle se trouvent les "Wandru Wadzima". Le terme signifie personne accomplie, c'est-à-dire l'homme a fait le grand mariage "le Anda" et devient un notable, personne reconnue socialement dans le village.
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LES FIANCAILLES :
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LE MARIAGE :
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Appelé également "Anda", il relève d’un cycle d’obligations sociales, de prestations et de contre-prestations. Cette coutume date de l’époque coloniale. Elle est nécessaire pour prendre sa place parmi les notables du village. Le notable peut parler en réunions publiques, jouir du respect de la population, avoir beaucoup d’argent (certains pensent que c’est du gaspillage). Par contre ces sommes énormes d’argent contribuent à l’économie du pays : viande, salade, légumes, lait, farines pour les biscuits ; habits et bijoux font partie de l’économie du pays .
La musique rythme la vie aux Comores. Les danses traditionnelles sont encore très présentes surtout lors des différentes étapes de la vie et les grandes cérémonies coutumières. La chanson présente plusieurs genres musicaux, berceuse, chanson funèbre... Dans les années 60, la musique prend un virage avec l'influence de la Tanzanie et en particulier avec l'arrivée du "Twarab". Et puis quelques jeunes chanteurs mêlent le reggae à la chanson comorienne.
Les danses traditionnelles se pratiquent beaucoup surtout lors du Grand Mariage.