a) Le village d’Ifoundihé
Les Comores indépendantes en 1975 (colonie française depuis 1912) éprouvent d’énormes difficultés à se reconstruire et se développer, les conditions de pauvreté sont grandes et les enfants sont victimes des chaos politiques et économiques du pays.
Le village d’Ifoundihé, 500 habitants, situé au Nord Est de l’île, est à une heure de route de Moroni, capitale de La Grande Comore et dépend de la Circonscription d’Inspection Pédagogique Régionale (CIPR) de Mbéni distante d’environ 6 km.
Il n’y a que très peu de ressources. La culture, sur un terrain en pente constitué de cailloux volcaniques, rend le travail aux champs difficile et limite les possibilités d’exploitation cependant primordiales pour nourrir la famille.
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Les habitations sont, pour la plupart en feuillage de cocotiers ou tôles ondulées, certains notables ont pu construire leur maison en parpaings grâce à un membre de la famille résidant et travaillant en France.
Peu de foyers ont l’électricité, pas d’eau courante, elle est recueillie lors des pluies dans des cuves fabriquées en pierres de pays.
Les villageois vivent leur culture au rythme de la religion musulmane : prières, jeûne pour le Ramadan… La solidarité est très forte et le partage fréquent, surtout lors de rituels comme le mariage…
Les maladies tropicales sont malheureusement bien présentes : paludisme mais aussi rougeole, bronchites, maladies de peau et sida.
En 2005, Comores Horizon a distribué 222 moustiquaires pour limiter le paludisme et le chikungunya (maladie transmise par le moustique), la santé étant une priorité de base.
Quelques 90 familles habitent le village avec environ 150 enfants de tous âges. La malnutrition, la pauvreté, les corvées ménagères, les travaux des champs et la garde des petits sont autant de freins à la présence à l’école, et en particulier à celle des filles, confrontées trop souvent au rôle de « petites domestiques ».
b) Une volonté
Les Comores et l’UNICEF se mobilisent pour l’éducation des filles. L’objectif visé est qu’en 2007, il y ait parité des sexes dans l’accès à l’école aux Comores.
Se référer au journal « Comores-Infos n°128 du 8 mai 05 »
Pour Comores Horizon, chaque enfant d’Ifoundihé doit avoir ses chances pour construire son avenir et pour cela, il faut que TOUS les enfants puissent être scolarisés.
Devant le manque de moyens pour donner un enseignement digne de ce nom, l’Association et les villageois prennent en charge la construction d’un bâtiment de deux salles de classe, les travaux bien avancés vont permettre d’accueillir les CP, CE et les CM qui, jusqu’alors allaient dans les villages voisins.
Grâce à vous, ils apprendront à lire, à écrire, à compter, à s’exprimer en français. Ils apprendrons également à maîtriser leur environnement : gestion de l’eau, règles d’hygiène et de santé etc…
L’Association est régulièrement en contact avec les responsables de l’Antenne d’Ifoundihé.
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Pour l’avenir, des plans d’éducation seront élaborés conjointement avec les parents d’élèves, les enseignants et les autorités éducatives.
2 – Mise en place du parrainage
Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain.
Cette évidence est essentielle pour décrire notre objectif final : permettre à nos filleul(le)s d’être eux-mêmes les moteurs du développement de leur propre village.
Devenir un Homme responsable ne s’apprend pas en quelques mois.
L’avenir des enfants passe par l’éducation scolaire, c’est un devoir et une priorité de leur donner l’opportunité d’apprendre et d’acquérir les moyens de construire leur avenir.
L’éducation est une clef du développement !
De nombreuses études ont démontré que le niveau d’éducation des mères a une influence directe en permettant de réduire le taux de maladie et de mortalités infantiles, et d’améliorer la santé et la nutrition.
Éduquer aujourd’hui est le meilleur rempart contre les fléaux de demain.
Donner une vie d’enfant à un enfant en lui permettant d’aller à l’école, c’est donner à tout un peuple les moyens de grandir.
a) Objectifs pour 2005
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b) Modalités
A Ifoundihé
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En 2005 |
Il est demandé à Mr Ahmed Hamidou (instituteur) de faire une liste des enfants les plus démunis. En novembre, deux membres de l’Association se rendent à Ifoundihé et font le nécessaire pour acheter sur place les fournitures scolaires adaptées aux besoins de chaque enfant parrainé. Des photos sont réalisées. Au retour chaque parrain a la photo de son filleul avec un mot de remerciement ou un dessin.
En France
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Engagement du parrain |
Aide à l’année sans engagement dans la durée.
Don de 20 € - 30 € ou 40 € selon son souhait.
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Un échange avec l’enfant |
Le parrain connaît l’identité de l’enfant, son âge, son niveau scolaire.
Des échanges par courriers peuvent se faire, à savoir qu’il faut un mois à un mois et demi d’acheminement.
Au prochain voyage, d’autres photos seront réalisées afin de connaître un peu plus l’enfant : sa maison, sa famille…
Dès le début d’année, en France,une campagne est mise en place pour rechercher des parrains afin de pouvoir aider TOUS les enfants du village dans leur scolarité à la rentrée future.
En juin 2006, une évaluation de notre première action se fera.
Comme l'année précédente, TOUS les enfants d'âge scolaire peuvent aller à l'école pour recevoir un enseignement grâce aux dons des parrains et marraines qui permettent d'acheter les fournitures scolaires aux Comores.
De plus, un recensement des collégiens, lycéens et universitaires est fait dans le village. La somme de 10 € leur a été allouée pour les aider et les encourager pour leurs études supérieures.
Contacts des responsables de projet :
Jacqueline Génot-Mattio Tél : 03.85.59.90.09 E-mail : oittam71@aol.com
Annick Bouchot Tél : 03.85.81.32.51 E-mail : annick.bouchot@orange.fr